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moreVersailles, Château de Clagny, Grande GalerieFrance (Yvelines), Versailles, Château de ClagnyClagny.doc
Autre(s) dénomination(s)
Grande Galerie
Siècle(s) de construction
17
Début de la réalisation
1677 (Marie, 1972, p. 25 ; Beaufils, 2007, p. 18)
Fin de la réalisation
(Date indéterminée. Les travaux ont été abandonnés en 1688 avant l’achèvement de la galerie.)
Statut
Détruite
L'environnement du bâtiment contenant la galerie était-il urbain lors de la construction ?
non
Fonctions
Événements
  • Autre () : Visites de chantier

Utilisations
  • Passage : Passage entre les appartements du corps central de l’édifice et l’Orangerie.
    Dézallier d’Argenville signale en 1762 que l’accès au château est interdit et qu’il en a été réduit à en faire la description d’après les plans.

Personnages
Commanditaire(s)
  • Souverain : Louis XIV (1638-1643-1715)

    Roi de France (1643-1715) ; commandé pour Madame de Montespan. (1677-1688)

Créateurs principaux
  • Architecte : Hardouin-Mansart, Jules (1646-1708)

Artiste(s)
  • Architecte : Hardouin-Mansart, Jules (1646-1708)

    Premier architecte du Roi (1677-1688)

  • Peintre : Corneille, Michel II (1642-1708)

    L’identification de plusieurs œuvres préparatoires a permis à Jean-Claude Boyer de rendre à Michel II Corneille le projet de décor de cette voûte jamais réalisé (communication orale, Paris, 17/10/2008) (1677 ?-1688 )

  • Sculpteur : Houzeau, Jacques (1624-1691)

    (1677-1688)

  • Sculpteur : Paris

    (1677-1688)

  • Sculpteur : Martin

    (1677-1688)

  • Sculpteur : Raon, Jean (1631-1707)

    (1677)

  • Sculpteur : Drouilly

    (1677-1688)

Architecture
Dimensions (en mètres)
long. 68 m , larg. 8,12 m , haut. : m
Proportion(s) du plan dans la galerie
1 à 8,5
Niveau d'étage
0
Localisation dans le bâtiment
Dans l’aile de gauche, entre cour et jardin. La galerie, établie sur toute la longueur de l’aile, est relativement longue et étroite ; elle est percée aux deux extrémités par deux fenêtres et deux autres en retour dans le pavillon d’angle. Elle est perpendiculaire au corps central, donnant à l’autre extrémité sur une aile en retour d’un seul niveau abritant l’Orangerie. La galerie n’occupe que les deux-tiers de la largeur de l’aile et des pavillons d’angle côté jardin. Accès par la petite chambre à coucher du roi au rez-de-chaussée du corps central. L’autre extrémité ouvre par trois grandes portes sur l’Orangerie.
Composants
  • Fenêtres sur les deux grands côtés (type pont) : non

    Commentaire : Un seul mur vitré, côté jardin ; l’autre aveugle, côté cour.

  • Fenêtres sur un seul grand côté (type loggia) : oui

    Commentaire : Quatre fenêtres du côté jardin dans chaque demi-galerie de part et d’autre du salon central car la galerie n’occupe que les deux tiers de la largeur de l’aile correspondante. Elle est séparée du côté cour par une suite de pièces alignées sur le tiers restant de la largeur de l’aile. Le mur de la galerie côté cour est un mur aveugle.

  • Fenêtres seulement sur les petits côtés (type portego) : non

  • Verrière zénithale : non

  • Portes-fenêtres : oui

    Commentaire : D’après les documents consultés, les portes du salon central et celles de l’Orangerie étaient pleines ; mais deux portes-fenêtres côté jardin et deux portes-fenêtres au fond dans le salon d’angle contigu au corps central donnent sur des escaliers d’après le plan.

  • Fenêtres superposées : non

    Commentaire : Les trois attiques du salon central surmontent des portes pleines.

  • Fenêtres/portes en arcades : non

  • Entrée principale du petit côté : non

  • Entrée principale du grand côté : oui

  • Orientation des peintures principales du plafond vers les grands côtés : oui

    Commentaire : Si l’on en croit la coupe gravée en 1678 figurant le projet de Jules Hardouin-Mansart. Mais les peintures n’ont jamais été réalisées.

  • Orientation des peintures principales du plafond vers les petits côtés : non

  • Ex-loggia : non

  • Chauffage : non

    Commentaire : Aucun dessin de cheminée n’est visible sur les planches gravées ni sur les dessins consultés.

  • Plafond : non

  • Voûte : oui

  • Nombre de fenêtres : 15

    Commentaire : Deux fenêtres à l’extrémité et deux fenêtres côté cour dans le salon d’angle contigu à l’Orangerie. Huit fenêtres côté jardin, quatre de part et d’autre du pavillon central. Trois fenêtres en attique côté jardin dans le salon central, soit en tout 15 fenêtres.

  • Nombre de portes : 8

    Commentaire : Trois portes côté jardin et une côté cour dans le salon central. Une dans le salon contigu au corps central. Trois donnant sur l’Orangerie dans le salon contigu.

Déscription complémentaire : D’après les planches gravées, les fenêtres des extrémités et des côtés de la galerie sont rectangulaires. Les attiques sont rectangulaires. Les grandes portes donnant sur l’orangerie et celles du salon central sont en plein cintre. La porte du salon central donnant sur le vestibule côté cour n’est visible sur aucune des planches gravées. La porte de communication du salon contigu au corps central et donnant sur la petite chambre à coucher du roi est rectangulaire. Les deux salons des extrémités sont couverts d’une calotte sphérique. Celui du centre est surélevé d’un attique à trois fenêtres et couvert d’une voussure avec calotte surbaissée au centre. Le reste de la galerie est couvert d’une voûte hémisphérique selon Alfred et Jeanne Marie ; La gravure de 1678 ne donne qu’une coupe sur la longueur de la galerie et ne permet pas d’apprécier la forme de la voûte. D’autre part, les coupes des archives sur la largeur de la galerie montrent une charpente avec arc parabolique où devait sans doute s’appliquer la voûte de la galerie selon un profil identique à celui de la Galerie des Glaces.

Type de décoration
  • Pilastres : oui

    Commentaire : La coupe de 1678 montre un pilastre dans chacun des angles des salons des extrémités de la galerie et du salon central. Ils semblent doublés d’un pilastre ou d’une demi-colonne d’angle à la jonction des extrémités de chaque demi-galerie et des salons adjacents. Il semble aussi y avoir des pilastres sur le mur du fond du salon côté Orangerie.
    Il n’en a pas été observé sur la gravure de 1678 sur le mur aveugle non représenté. En l’absence de représentation du mur opposé à celui qui est dessiné, on ne sait si des pilastres avaient été établis en face des colonnes du mur côté jardin.

  • Colonnes entières : oui

    Commentaire : Colonnes jumelées entre les fenêtres sur hauts dés.

  • Arcades : non

  • Niches : oui

  • Ordre dorique : non

  • Ordre ionique : non

  • Ordre corinthien : oui

    Commentaire : Pour les colonnes jumelées, colonnes isolées et pilastres

  • Ordre composite : non

  • Entablement complet : oui

  • Corniche simple : non

  • Pavement de marbre : oui

  • Pavement de pierre : non

  • Tomettes : non

  • Parquet : non

  • Pavement autre : non

Déscription complémentaire : Deux colonnes corinthiennes jumelées sont dressées sur de hauts dés, entre les ouvertures donnant sur le jardin, soit un total de dix colonnes pour chaque demi-galerie de part et d’autre du salon central. On peut supposer une disposition symétrique sur le mur aveugle côté cour, à moins qu’il n’ait été prévu des pilastres à cet endroit. A l’extrémité, une seule colonne corinthienne est dressée sur un dé de même hauteur de chaque côté du panneau sculpté qui sépare les deux fenêtres. Les mêmes colonnes se trouvent de part et d’autre de la grande porte du milieu donnant sur l’Orangerie et de celle du salon central ainsi que de chaque côté du panneau sculpté séparant les deux fenêtres du salon donnant sur le jardin, côté corps central. On ne sait s’il avait été prévu en vis-à-vis des ouvertures un décor de panneaux sculptés, des peintures ou des glaces comme à Versailles. Un grand panneau sculpté est dessiné sur une coupe entre les fenêtres du pavillon d’angle. Les trois grandes portes donnant sur l’Orangerie, comme les trois portes du salon central donnant sur le jardin sont en plein cintre et ornées de grands panneaux sculptés. Les documents consultés ne montrent rien sur le décor du pavillon d’angle vers les appartements ; cependant une colonne, visible sur la gravure de 1678 laisse supposer un décor identique à celui du salon contigu à l’Orangerie.

Décor permanent
  • Plafond à caissons avec des peintures ornementales : non

  • Plafond à caissons avec des peintures figuratives : non

  • Voûte sans décoration : non

  • Voûte décorée seulement avec des stucs : non

  • Voûte décorée seulement avec des peintures : non

  • Voûte avec peintures figuratives contournées par décor de stuc : oui

    Commentaire : Une coupe de la galerie gravée par Michel Hardouin en 1678, permet d’imaginer l’effet du décor projeté. Il semble que seul le décor sculpté ait été réalisé.

  • Voûte avec peintures figuratives contournées par une architecture peinte : non

  • Peintures figuratives sur la voûte conçues comme "quadri riportati" (tableaux de chevalet) : non

    Commentaire : Si l’on en croit la gravure de 1678

  • Peintures figuratives sur la voûte conçues comme des ouvertures illusionnistes : non

    Commentaire : Si l’on en croit la gravure de 1678

  • Présence d’héraldique : non

    Commentaire : Si l’on en croit la gravure de 1678

  • Présence d'inscriptions : non

    Commentaire : Si l’on en croit la gravure de 1678

  • Présence de figures peintes ou en stuc assises sur la corniche : non

  • Frise avec éléments décoratifs : oui

  • Peintures permanentes sur les parois conçues comme "quadri riportati" (dans des bordures réelles ou peintes ou comme tapisseries feintes) : non

  • Peintures permanentes sur les parois conçues comme des ouvertures illusionnistes : non

  • Peintures permanentes sur les parois imitant un ordre architectural (colonnes, pilastres etc.) : non

  • Miroirs installés durablement sur les parois : non

Décor permanent (détails)
  • Plafond ; parois - Peinture ; stuc ; boiserie (Conçue et esquissée entre 1675 et 1678-Jamais réalisé) : Peinture ; décor sculpté

    Catégorie iconographique : Mythologie - Sujet iconographique : Déification d’Enée

    Artiste(s) : Corneille, Michel II

    Les sujets devaient être disposés dans la coupole du salon central à l’italienne, et au centre des deux parties l’encadrant, sous forme de compositions bordées de cadres sculptés, le tout scandé par des bandeaux décoratifs reliant les colonnes situées entre les fenêtres à celles des fenêtres de l’attique.

Déscription complémentaire : Suivant Dezallier d’Argenville qui décrit d’après les plans, n’ayant pas eu l’accès au château, la grande galerie … «  est ornée d’un Ordre Corinthien dont l’entablement est enrichi de sculptures. On y distingue les Eléments, les Saisons, les quatre parties du monde et différentes divinités ».

Décor mobile commandé pour la galerie
  • - :

    Date de création : ?

    Date d'installation : ?

Déscription complémentaire : La Galerie n’ayant jamais été achevée ne semble pas non plus avoir été meublée ; aucune description de mobilier n’est disponible dans les archives ou les références consultées ; on ne sait pas si la galerie a été utilisée lors des séjours de Madame de Montespan ou du duc du Maine

Décor mobile de collection
  • - :

    Date de création : ?

    Date d'achèvement : ?

Déscription complémentaire : Pour les mêmes raisons que pour le décor peint prévu sur la voûte, aucune source ne donne de renseignements sur un décor mobile de collection

Documentation
Sources
  • Édition : Georges- Louis Le Rouge, 1716, p. 358-359
  • Archives : Mariette, Archives Nationales série F, IV ff. 48-55
  • Archives : Mariette, Bibliothèque de l’Institut, ms. 306
  • Édition : Mercure galant, 1786, p. 86 sq.
  • Édition : Hardouin, Michel, Livre de tous les plans, profils et élévations tant en perspective que géométralle du chasteau de Clagny …près Versailles…, Paris, 1680
  • Édition : Piganiol de la Force, Nouvelle description de la France, tome III, édition Legros fils, Paris, 1768, p. 676
  • Édition : Dezallier d’Argenville, Antoine-Nicolas, Voyage pittoresque des environs de Paris, 1755 et 1792, p. 150 et 167
  • Édition : Thiery, L.-V., Guide des étrangers voyageurs à Paris, 1787-1788, p. 415, 439
  • Édition : Saugrain, Claude-Marin, Les Curiositez de Paris, de Versailles, de St-Cloud et des environs, avec les antiquitez justes et précises …, Paris, 1723, p. 358-359
  • Édition : Fer, Nicolas de, Le Palais de Clagny, in L’Atlas Curieux ou le Monde représenté dans ses cartes générales…, Paris, 1705
  • Carte : Perelle, A., Le Château de Clagny, proche de Versailles
  • Carte : Mariette, Plan général du Château de Clagny
  • Archives : Bibliothèque nationale, département des estampes Ha 10
Bibliographie essentielle
  • Jestaz, Bertrand, Jules Hardouin-Mansart, Paris, 2008, p ; 95-106.
  • Beaufils, Mathieu, Les galeries des environs de Paris dans les descriptions de Louis XIV à la Restauration, Mémoire inédit de 4ème année de l’Ecole du Louvre, sous la direction de Claire Constans et Béatrix Saule, Paris, 2007, p. 18-19, 53, 81 et 87
  • Marie, Alfred et Jeanne, Mansart à Versailles, Paris, 1972, p. 8-17, 20, 25, 28, 30, 32-33 ; dessins de la galerie : p. 9 coupe dans l’axe de l’orangerie.
  • Guiffrey, Comptes des bâtiments du roi de 1684 à 1681, Paris, p. 1075, 1189 et 1325 ; de 1681 à 1687, Paris, p. 67-68, 174, 188-189, 438, 654, 903, 1132 ; de 1688 à 1695, Paris, p. 50, 1086, 1088-1089, 1094, 1133, 1136-1137, 1141 ; de 1696 à 1706, Paris, p. 34, 203
  • Hautecoeur, Louis, Histoire de l’architecture classique en France, Louis XIV, t. II 1, p. 163, 401, 418 ; Louis XIV t. II 2, p. 531-537, 541-542, 575, 598, 631, 646, 649
Autres illustrations palliatives
  • Gravure de Michel Hardouin, in : Jestaz, Bertrand, Jules Hardouin-Mansart, Paris, 2008, fig. 53, P. 102.
  • Gravures de 1678, reproduites dans : Marie, Alfred et Jeanne, Mansart à Versailles, Paris, 1972.
  • Coupes conservées aux Archives Nationales
Auteur(s), dernière modificationLauga, Jacques - 2008/09/08